Posté le Lundi 21 novembre 2005 .
Qui l’aurait cru ? Pas nous, en tout cas, puisque, tout d’abord, ça nous a fait sourire. Et puis, nous nous sommes aperçu que c’était bien vrai : en fouillant dans nos vieux papiers, les vieilles factures nous apportaient leur lot de souvenirs. « Et, tu te souviens du jour où l’on a acheté notre canapé ? Et de celui où l’on a acheté ton téléphone ?»
Mais, au delà des objets et du plaisir matériel qu’ils ont pu nous apporter, il y a surtout des moments. Et ce n’est pas tant le confort que ces souvenirs de complicité qui viennent nous réchauffer le coeur. Qu’il ait plu, neigé ou qu’un soleil de plomb nous ait accompagné, c’est toujours la même idée du bien-être qui est restée. Car, toutes ces questions posées ne sont là que pour en dévoiler une autre, qui se cache derrière, qui ne s’affirme pas, mais que toi et moi démasquons sans avoir même à nous concerter : « Dis, tu te souviens de ces moments passés ensemble, tous les deux ? Tu te souviens de ces instants où l’on était si bien ?»
Posté le Dimanche 20 novembre 2005 .
Il faudra s’y faire ! Vous aurez beau n’avoir rien à faire pendant plusieurs semaines, la situation n’évoluera que pour empirer ! Vous vous sentez oisif ? Vous serez débordé ! Vous vous ennuyez ? Et bien vous n’en aurez plus le temps. Car, il faut bien le dire, toutes les choses que vous aurez à faire, vous devrez toutes les faire en même temps. Et, après avoir pesté contre les heures qui passent sans que vous ne puissiez trouver une occupation, vous pesterez contre celles qui passeront trop vite, sans vous laisser le temps de mener à bien tout ce que vous entendiez mener.
Il semblerait que les échéances se donnent toutes rendez-vous, comme si elles le faisaient consciemment, dans allez savoir quel but. Et, comme une bande d’amis qui viendraient loger chez vous à l’improviste après une longue période d’absence et de silence, les voilà qui apparaissent en un clin d’oeil et qui deviennent en un instant le centre de tout votre intérêt et de toute votre attention.
Pourtant, quand enfin vous aurez réussi à les tenir, ces échéances, quand elles disparaîtront encore une fois sans fixer le jour de leur retour, vous vous trouverez las, et quelque part un peu triste. Vous sentirez alors tout prêt de votre coeur cette étrange amertume qui vient toujours nous rendre visite les lendemains de fête quand, les mains dans la vaisselle, on se rend vraiment compte que le salon est vide.
Posté le Mardi 15 novembre 2005 .
C’est une seconde,
ou moins, du moins un instant,
un rien dans le monde,
quelque chose d’insignifiant,
quand, enfin, il tombe,
beaucoup sont déjà absents
car, au bout du compte,
tout se fait au dernier moment !
C’est comme un coup de folie,
un éclat quand tout est presque fait puis
voilà qu’en un tour de magie,
en un instant, on se sauve la vie !
Beaucoup s’en inondent
quand la gloire les surprend
la volant à d’autres
qui la tenaient depuis longtemps
et je dis qu’en fin de compte,
si un jour on entreprend
de refaire le monde
bien, ce sera au dernier moment.
Car, c’est comme un coup de folie,
un éclat quand tout est presque fait puis
voilà qu’en un tour de magie,
en un instant, on se sauve la vie !
Posté le Lundi 14 novembre 2005 .
Peut-être ne me laisse-t-elle pas d’arguments objectifs pour que je puisse lutter contre elle ? Peut-être, après tout, ont-ils tous raison et peut être est-elle la meilleure des choses en ces moments où l’on voit plus souvent la lune que le soleil ?
Mais peut-être aussi que ce manque d’objectivité dont je fais preuve quand je pense à elle est ce qui fait que je l’apprécie encore moins, celle qui ne me donne pas les moyens de la contester raisonnablement et qui me plonge dans la pénombre juste après l’heure du thé comme pour rendre les soirées encore plus froides.
Et pourtant, je devrai la subir jusqu’à ce que le mois de Mars nous sourie enfin. Car c’est lui, en laissant sa place à Avril, qui viendra nous délivrer de l’heure d’hiver.
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